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Tapez étoile - Françoise Valéry

[écho 2 à...]












Trépigna la princesse – Françoise Valéry

[en écho à...]





Aboya Zazie, les yeux au ciel.
Admit la Belle au bois dormant sans ciller.
Affirma Frankenstein affligé.
Amorça Hutch en claquant la porte.
Ânonna Laurel d’une voix synthétique.
Annonça Billy the Kid en éteignant la radio.
Argua Rahan en déboulant.
Articula Betty Boop, mignonne.
Assena Daffy Duck en surgissant.
Avança le Petit Poucet.
Avoua Maigret, sarcastique.
Bégaya Gaston Lagaffe, l’air de rien.
Beugla Spiderman en s’arrachant.
Bouillit Pluto, empêtré.
Brailla Cruella, échevelée.
Bredouilla Ali-Baba dans sa jarre.
Chuchota sobrement Alice détective.
Cingla Ma sorcière bien-aimée.
Claironna Starsky.
Clama la fée Clochette en désespoir de cause.
Conclut impatiemment Fantomette.
Confia Rouletabille.
Considéra Jeha le sage.
Conta Bécassine en cuisine.
Continua Goldorak, louchant sur la schtroumpfette.
Contra le capitaine Nemo d’un ton sans réplique.
Corrigea Barbapapa.
Cracha Austin Powers, belliqueux.
Crâna l’Inspecteur Gadget.
Débita Charlot tout de go.
Déclarèrent les Shaddocks.
Déglutit Fletch sans lâcher son gun.
Demanda platement James Bond.
Démentit le Touriste avec un rire sans joie.
Détailla la Jeune fille à la perle.
Distingua la Bergère, du haut de son étagère.
Dit Albator, prenant la mouche.
Embraya le capitaine Achab, sans chaleur.
Entonna Chen à la cantonnade.
Énuméra l’Homme qui prenait sa femme pour un chapeau.
Éructa le Métallurgiste bourru.
Éternua placidement Snoopy.
Explosa Grominet, sans attendre.
Fit Cendrillon dans un sourire.
Fulmina le Dr Evil.
Glapit Sidney Bristow, surprise.
Grelotta la Petite marchande d’allumettes.
Grimaça Lolita, perplexe.
Grinça Pollux, cachant bien son manège.
Grommela Tintin au moment opportun.
Grogna nerveusement Adamsberg.
Gronda Barbe Bleue, attristé.
Gueula Nero Wolfe, affalé.
Harangua brusquement Meyer Meyer.
Hurla Bonnie à l’adresse de Clyde.
Imita Fifi Brindacier, farceuse.
Intima Miss Blandish, à la surprise générale.
Ironisa l’Homme qui tombe à pic.
Jura solennellement Wonder-Woman.
Laissa échapper John Barton Wolgamot.
Livra Melody Nelson, sibylline.
Mâchouilla Rambo, toujours immobile.
Marmonna Obélix, dubitatif.
Martela Pepe Carvalho en faisant irruption.
Maugréa le Jeune poète, abandonnant ses lettres.
Menaça Martine à l’aéroport.
Mentionna dignement le Petit Prince.
Mentit le Prisonnier.
Miaula joyeusement Barbarella.
Minauda Alice au pays des merveilles.
Mugit le Coyote en décollant.
Murmura Blanche-Neige à l’adresse des oiseaux.
Nasilla l’Alinéa, droit dans ses bottes.
Opina Pinocchio, désabusé.
Pinailla Jeckyll sur le retour.
Plaça Cendrillon, touchée.
Plaida sans détour le capitaine Haddock.
Postillonna Merlin l’enchanteur, émoustillé.
Pouffa Speedy Gonzales étourdiment.
Prédirent les Sept nains.
Présuma le Mari de la coiffeuse, fin saoûl.
Prétendit M le Maudit, convaincant.
Quémanda la Méchante Reine déguisée en vieille dame.
Ragèrent les Drôles de Dames en déambulant.
Rayonna Peter Pan.
Répéta la Petite sirène, les yeux dans le vague.
Répliqua Bartelby, laconique.
Répondit calmement Moumine le Troll.
Reprit Rocky, d’un seul trait.
Rétorqua Maroussia, nouant son tablier.
Revendiqua Corto Maltese, très digne.
Ronronna Milady en enfilant ses perles.
Rouspéta le Capitaine Caverne.
Serina Sancho Pança.
Siffla San Antonio à brûle-pourpoint.
Sollicita Picsou, sardonique.
Soliloqua Lucky Luke dans le couchant.
Souligna Robin des Bois.
Suggéra Magoo, opiniâtre.
Sursauta l’Homme qui valait 3 milliards.
Sussurra Cheherazade derrière son fin voile.
Tempêta Caliméro, excédé.
Tonna résolument le Grand Schtroumpf.
Toussota Zorro dans sa cape.
Trépigna la Princesse au petit pois, contusionnée.
Valida vivement Bip-Bip.
Vanta le Grand Méchant Cochon.
Vibra la Petite poule rousse.
Vitupéra vertement Marge Simpson.
Vociféra Tarzan, mécontent.
Zézaya timidement Mickey Mouse.











Clara 2009, portrait d’une jeune fille [2] - Françoise Valéry

[suite de Clara 2009, portrait d’une jeune fille [1]]



28 MAR – On arrive en hollande :-)

28 MAR – C’est bon on est arrivés, c’est hyper grand ! on a joué a la wii et maintenant dodo. Bisoux !!

2 AVR – Les tulipes les moulins les goudas et moi vous embrassent fort !

3 AVR – On est en france !

3 AVR – On arrive en retard, neuf heure et demi un truc comme ca…

3 AVR – On est presque presque arrivés

4 AVR – Ca finit plus tard que prévu, je sais pas si je reste jusqu’a la fin mais j’aimerai bien !

4 AVR – Ok bonne nuit bisoux

5 AVR – Je rentre a la maison

9 AVR – Coucou, finalement jai un truc prévu cet aprem (ciné !) Eske vous pouvez annuler le kiné svp et lui dire bonnes vacance ?

9 AVR – 18h30 et c a l’ugc…

9 AVR – Non on va chez un gars dla classe avant, au pire je prendrai 3 séances a la rentrée

9 AVR – Le film est fini ! Je rentre !

11 AVR – Bonjour ! On mange vers quelle heure ?

12 AVR – Je suis awake, je vais prendre le bus !

12 AVR – Je suis dans le bus

13 AVR – 22h30 ??

13 AVR – D’ac merci !

14 AVR – Je suis dans le train :-)

14 AVR – Chui a bon port ! Bisoux bisoux bisoux

16 AVR – Ca va ca va ! On dort sous tente puis on aide bien ouais ! Y a queudalle de réseau par contre, dsl si jrepond pas tout de suite. Tout va bien pour vous ?

16 AVR – Elle part quand maman dja ? Aujourd’hui jai planté une cloture, monté Zébulon, et couru après les anes. C’était trop bien mais chui CREU-VÉE !

17 AVR – Vous avez acheté un new mobile ?!

17 AVR – Mdr !

18 AVR – Bon voyaaaage ! Bisous <3

19 AVR – Boujour ! Le train arrive a 15h13 a bdx

19 AVR – Je suis a Toulouse, j’attend le train. Pas de retard !

19 AVR – Oui oui, je suis dans le train

19 AVR – Je serai voiture 16, fin du train quoi

20 AVR – Jpeux manger a la maison puis aller dormir chez anais ? On doit organiser sa fête…

20 AVR – Que fais tu ?

20 AVR – Je le fais

20 AVR – Hihi chui arrivée xD Bonne soirée

21 AVR – Les courgettes sont presque cuites !

22 AVR – Je sors du coiffeur

22 AVR – Oki

22 AVR – En fait jpense pas que je mange ici ce soir, mais je serai la a 17h30 pour t’aider ok ? Et demain midi je mange avec toi kebab.

22 AVR – Oki

22 AVR – Jy suis !

23 AVR – Je suis au tchai, a moin le quart jessaierai detre a la maison pour dire coucou !

24 AVR – Je vais essayer d’renter avant midi !

24 AVR – Anais peut dormir a la maison ?

25 AVR – Je rentre vers 19h, tu pourras me préparer un ptit frichti a manger stp ?

26 AVR – Je sors dchez anais

28 AVR – Euh 17h30 c lheure a laquelle jariv a la maison mais jvais essayer, tu peu me préparer un sandwich pour un gouter vite fait sil te plaiit ?

28 AVR – Oki merci

30 AVR – Je rentre a la maison…

30 AVR – Tu peux appeler le lycée pour prévenir ? Sinon ils vont envoyer un mot

30 AVR – Mcii

30 AVR – Ya du thé chaud !

07 MAI – Je vais passer a la maison avant

08 MAI – On est levés, on nettoie et jarrive !

08 MAI – Jariv !

11 MAI – Je prend le bus ca va !

11 MAI – Je passe pa a la maiso n finalement

13 MAI – Jai oublié mon livre danglais et c trés important alors a 13h30 je passe a la maison pourras tu me préparer un sandwich sitoplé ? jaurai pas le temp de manger sinon…

13 MAI – Non c’est bon jai trouvé un livre désolép our le dérangement

13 MAI – Désolée^^

15 MAI – Je vais etrew en retard

15 MAI – Ben dabitude jarrive a la demi ! La je sors du bus. Jai rdv a 18h au tchai avec anais, c dacord ?

15 MAI – Okay thanks

16 MAI – On arrive

16 MAI – Jai plus de baterie

17 MAI – Tout va bien

17 MAI – Oui c est clara

17 MAI – Estce que je peux dormir, chez lani parceque tatri c hiper loin et j ai un peu peur ?

17 MAI – La fille de l américaine asiatique

17 MAI – Merci !

17 MAI – Je pars de chez lani, ell e habite a la gare. Clara

18 MAI – C’est quand qu’on va voir good morning england ? Tu sais un lundi soir, la dernière séance du film…

18 MAI – Ok merci

18 MAI – Je rentre pas de suite, jvai a steak-fripes avec des coupines

18 MAI – Ah oui ok mais la jpourrais pas

18 MAI – Jarrive

19 MAI – Je rentre a la maison

20 MAI – Oups !

22 MAI – 14 en commentaire de texte sur victor hugo, YES !

22 MAI – Mais 11 en espagnol

22 MAI – Tu peux acheter du lait stp

23 MAI – Oui je tai dit que je dormais la bas et tout, je rentrerai vers 11h demain. Bisou bisou

24 MAI – Je pars de chez emeric !

24 MAI – Sauf qu’on a loupé le bus et que le prochain arrive a 11h >.<

24 MAI – Dacodac

26 MAI – 18\20 en histoire !

26 MAI – Ben kiné

28 MAI – Euh… Vous etes ou ?

28 MAI – Jpeux ouvrir le cado de jean marc baillieu ?

29 MAI – On est toujours pas arrivé !

29 MAI – Oui oui :-) désolée javais pas mon portable sur mwa ! Gros bisoux

30 MAI – Tout va bien c super cool jme croirai dans un agatha christie dans cette vieille maison au bord de la mer ! <3 bon week end a vous deux !

01 JUIN – On part d’ici a 15h !

01 JUIN – Oui tout baigne, on démarre ! Jvous tiens au courant !

01 JUIN – Oui surement ! Bisoux, jéteins mon portable jai plus dbaterie je le ralume si probleme.

01 JUIN – Jarive a bordeaux dans 30 km

02 JUIN – Je pars de la rock school

03 JUIN – Ok T.T Bisoux

03 JUIN – Jpeux rester au cours de chant de léaaaa ? Jai pas de boulot :-)…

03 JUIN – Okii

04 JUIN – 11/20 en physique et 18/20 en latin =D

04 JUIN – Ui

04 JUIN – Je rentre !

05 JUIN – 15 en espagnol !

05 JUIN – Jpeux arriver a 20h15 ?

05 JUIN – Oki ! C paske le cour d’anais comencé a 19h en fait…

08 JUIN – Il faut vite que tu me passes carte vitale+chèque…

08 JUIN – Je suis cours victor hugo jarive !

10 JUIN – Tu pourrais poster les cd et macheter du produit a zyeux stp ?

11 JUIN – Est-ce que vous m’autorisez a ne pas aller en cours cet aprem ? Yé soui trés fatiguée !

11 JUIN – Oui cté top ! donc je serai la pour midi et demie, merci boucou ! Faudra apeler le lycé

11 JUIN – Oui sauf si ya pasassez

11 JUIN – Ok super

12 JUIN – En fait je rentre a la maison a midi

12 JUIN – Chez anais :-) oui tout va bien et vous ?

12 JUIN – Euh t’es où ?

13 JUIN – Ca va ?

13 JUIN – Tout va bien =) la chui avec lou, il fait bien chaud ici aussi. Ce soir y’aura lucien aussi. Jai acheté 3 pizzas surgelées et des framboises. Gros bisoux, gaffe au coup de soleil !

13 JUIN – Oui

13 JUIN – Ca va ?

13 JUIN – Oui verry verry kood’ :-) bonne soirée

13 JUIN – Merci vous aussi =)

14 JUIN – Bon ap’ :-)

14 JUIN – De la laitance et des oeuf de poisson a la poelle, sil vous plait ! (Je suis chez lucien ;-)) Et vous ?

15 JUIN – D’ac ! Oui oui ca va. A ce soir

16 JUIN – Peux tu appeler caverne pour savoir quand est mn rdv svp ?

16 JUIN – Mercii

18 JUIN – Ca va micha ! Et vouvocha ?

19 JUIN – Elise ma apelé c ok pour le 23

20 JUIN – Jai pas le temps de regarder les horaires avant demain. Jespère que tout va bien, moi oui. Bisoux !

20 JUIN – Mdr ^^

21 JUIN – Bonneuh fèteuh papa =) bisoux bonne journée !

21 JUIN – Oui tout va, le concert s’est bien passé ! Et vous ?

21 JUIN – C ce soir, pour linstant y a que anais qui dort ! Bonne journée jvous tiens au courant <3

22 JUIN – Bonjour ! Vous arrivez a quelle heure ?

22 JUIN – Oki oui oui

22 JUIN – Je vais avoir 10min de retard

23 JUIN – Je suis arrivée !

26 JUIN – Bjour ! Très peu dréseau, tout est nickel, gros bisous love !

26 JUIN – Ca va bien jai rien oublié, le bjour des filles, jespère que tout va pour vous ! Gros bisous <3

1 JUI – Je suis a toulouse, jarrive a 15h13 normalement :-)

1 JUI – Ouf mon portable marche enfin !

1 JUI – Retard 15 min !

1 JUI – Est-ce qu’il fait aussi chaud a bordeaux ?

1 JUI – Olala mah qué calor !

1 JUI – Oui papa !

1 JUI – Numéro 15 :-)

1 JUI – Jentend rien, sms moi stp

1 JUI – Je tai dit que je suis en retard, jarrive a la demie minimum :-(

2 JUI – Oui oui ! A ce soir, bisou !

9 JUI – Très bon pastas très bon ! Bisou !

9 JUI – Je suis dans le bus, j’arrive dans 2h maxi. Bisous

11 JUI – Vous ou nous trois ?

11 JUI – Oui mais je sais pas où manger x) ok je viendrai !

11 JUI – Est-ce qu’on a une ventouse ? Les toilettes danais sont bouchés…

11 JUI – Bon alors je vais ptete passer !

15 JUI – Oui je suis a 20metre

15 JUI – Jvai acheté des bonets de bains pour les pieds !

15 JUI – C bon jai sauvé le couteau ! On embarque en retard ya un probleme

15 JUI – Jai fait les yeux du chat potté dans shrek et ils m’ont dit de le confier en cachette a la dame du Relay, qui a accepté gentillement et qui l’a mis dans une enveloppe avec mon nom et mon num :-)

15 JUI – Je suis arrivée

19 JUI – On va a la campagne ! Tout va bien ? C’est quoi le code postal de Tresses svp ?

21 JUI – Demain on vous appelle pour parler de la date d’arrivée a bdx. Bisoux a demain <3

26 JUI – Coucou c clara jai plus dcrédit avant le 31… On est a eljadida et on cherche une maison ! Bisou vous deux

28 JUI – Jai trouvé bon musique a papa et foulard beau a maman ! La plage au maroc c trop bien ! Tout va, meme pa malad. Gro bisou !








Clara 2009, portrait d’une jeune fille [1] - Françoise Valéry

[un écho ici...]



8 JAN - Il fallait donner le chèque jvous l'avais dit ! Graou ! Demain dernier délai


8 JAN - En fait l'autorisation parentale c'était la fiche d'inscription mais c'était pas clair

13 JAN - JOYEUX ANNIVERSAIRE PAPAAA !

14 JAN - Papa fau acheter produit lentille

14 JAN - Je sais pa ou vous etes mais jpar a la rock school

14 JAN - Jpeux rester juska 21h ? Je vais bien

16 JAN - Je pars dchez caline

17 JAN - Tranquil!

17 JAN - Nickel, jai une combi gratuit et jai un jean. Et vous ?

18 JAN - Ca va toujours ! Et vous?

18 JAN - Vous arrivez vers quelle heure ?

23 JAN - Oui mais ya c parent aussi qui vienent

23 JAN - 18 en récitation en espagnol !

23 JAN - Finalement ils vienent me chercher ! Ouai un sandwich pk pa

23 JAN - Quand je leur dis, le plu tot possible, moin le quart

23 JAN - Dans un quart dheure

23 JAN - Jarive sur mon cheval tout blanc (citroen rouge). Est-ce qu'arthur peut éventuellement dormir a la casa ?

26 JAN - Jarive

26 JAN - Jai finit a 18h

30 JAN - Jatend le tram pour rentrer

31 JAN - C koi la sonete ?

6 FEV - Oui jai 5euro

6 FEV - Dac, jai pas dit au prof jle dirai en temps voulu ! Bisoux a dimanche jvous tien au courant si ya du réseau !

7 FEV - C magnifique ! Bisoux

7 FEV - ce matin jai skié comme une tarée mais la chui capoute et jcrois que jai la grippe =(

8 FEV - Ouais, le départ est a 16h30 je sais pas si ils ont prévu un pic-nique... Jpense qu'on arrive au lycée vers 22h30 jvous dirai l'heure sure

8 FEV - Euh nn, vers 22h plutot !

8 FEV - Dans les landes je crois !

8 FEV - On ariv dans pas longtenp ils ont dit au micro

8 FEV - Omm est arivé

16 FEV - Coucou ! Anais pourai manger a la maison a midi finalement ?

16 FEV - Finalement jpeux manger chez anais ?

16 FEV - Ok ! Je passe a la maison vers midi

17 FEV - Ok

21 FEV - On est bien arrivées !

22 Fev - Ouais ca va ! Jespère que vou aussi ! On sait pour le temps, tfacon sait pas si on va boucou se balader, philippe s'est claqué la cuisse et a dotre prob. Menfin on va saranger ! Bisoux !

24 FEV - Ca va ? Vous etes a paris ?

24 FEV - Ca va, je monte Manon, la mule ! C'est rigolo, ca a des oreilles et tout ! La jambe de philippe est mieux mais il a pris un coup au plexus solaire alors il a mal. Gros bisoux, a tout vite

27 FEV - Oui on est dans le train (en retard, of course) pas de soucie ! Amusez vous bien, gros bisouw !

27 FEV - Thank you pour les explications et tout et tout !

27 FEV - Non non

1 MAR - Vous arrivez quand ?

1 MAR - C fait ! Bisoux !

1 MAR - Par contre il faudra le griller paske je lai acheté hier

3 MAR - Je finis à 18h !

3 MAR - En fait jai fini a 17h20

4 MAR - Je finit a 13h, jariv a 13h30 jme dépécherai de manger ...

4 MAR – Ben je lai fait a loral, si les parent appelent c + valable ... Menfin jvai montrer le mot.

4 MAR – Dacodac

4 MAR – Euh oui pardon XD

5 MAR – ON A OUBLIÉ DRENPLIR LE CARNET ! Jle remplis et vous signerez ce soir

6 MAR – Jariv dans 10minutes a peu prè

9 MAR – Maman c quoi les graines vertes plates que tu met dans la salade de pomme ? C pour arthur

13 MAR – Je vais direct chez coat

13 MAR – Je mangerai un bout en rentrant a la maison

13 MAR – En fait je passe dabord chez isa paske jai pas trop envie de faire la victoire toute seule... C pas grave si jpasse ?

15 MAR – Je reste un peu a la rock school

18 MAR – Ben ouais pourquoi pas :-) !

18 MAR – Je suis la

22 MAR – Ok

22 MAR – Oui oui je suis a la maison

23 MAR – 11,5 en physique, OUAIS !

23 MAR – Vous rentrez a quelle heure ?

23 MAR – Jai besoin dune montre a mettre au poignet QUI MARCHE paske demain jai un exam d’anglais a l’écrit, non je pouvais pas y penser avant ... Mettez la si vous avez sur table cuisine ! Bisoux bonne soirée !

25 MAR – Quand vous rentrerez achetez du pain, ya pu !

27 MAR – Jariv jariv jariv

27 MAR – Tout va bien !

27 MAR – Oui cétait top ’

27 MAR – Demain vous devrez me secouer a 5h30, puis a 5h45, jaurai du mal a me lever mais jai pas envie de partir ...

27 MAR – Je me dirige vers le tram !

28 MAR – Maman le lisseur tu l’as mis dans le sac a dos ?

28 MAR – Nn jai pas dormi dans le bus


















Le désespoir de mes mercredis - Franck Pruja



L’avenir c’est du passé en préparation.
Pierre Dac


Ce livre est formidable. J’en ai consciencieusement fait la lecture. C’est un roman littéralement urgent. C’est dans l’absence d’événement que ce livre registre ce dont il est noirci, sans la moindre idée de ce qu’il renferme ou de ce qu’il révèle. Il contient un corps, sans réelle forme humaine et néanmoins pourvu d’un visage. Très vite on peut distinguer des yeux, un nez, des oreilles et des cheveux apparents. Visage sans visage, on découvre une élégie du corps à la seconde personne, page après page un trouble s’installe dans une insignifiance rejetée tantôt par le fondement même de la littérature, tantôt par une écriture rédactionnelle radicalement précise. Le livre ne finit pas. Il n’a ni début ni fin. C’est dans cet interstice que s’installe le clair obscur d’un langage dénudé par ses propres effets de style. C’est un roman que l’on lit sans plaisir spécifique. Une limite de l’évanouissement intellectuel qui décrit un cercle autour de son corps à la manière d’un travelling où l’on aura ôté l’objectif de la caméra, provoquant la brûlure immédiate de la pellicule par la lumière. Il est constitué de deux boucles simultanément projetées. Ce livre est aussi un étonnant documentaire sur le roman contré par un nouveau roman où les mots-ellipses se mêlent et se dédoublent dangereusement. Le lecteur est impliqué dans un stimulus historique dont il doit se défaire pour retrouver sa propre organisation de lecture et rebouter ses repères primordiaux. Une analyse absolue de ce premier roman n’apporterait rien de plus à une seconde lecture car les paragraphes chapitrent les nouvelles, la prose subordonne la rhétorique préliminaire. Là où le blanc subvertit les blocs et laisse place à une entreprise de principe et d’oubli, renversant parfois des passages inaperçus. Car c’est aussi en décrivant quelques scènes en filigrane que l’auteur s’inscrit clairement comme reporter hors-norme, vif de redistribuer ce qu’il s’est approprié dans ses livres de chevet.

*

Inédit et scabreux, le premier roman d’Émile Lato nous immerge dans l’épouvante la plus totale. À la limite de l’acceptable et de la censure, ici point de brume, pas de cimetière ni de ruelles étroites mal éclairées. Chaque phrase renvoie au décor sombre et rougeoyant d’un théâtre gore. L’auteur décrit les ambiances souterraines avec un scalpel d’une précision implacable : “une opération à cœur ouvert, assistée par ordinateur, commandée par des anthropophages ventriloques...” On l’aura deviné, l’histoire se déroule vers la fin du vingtième siècle, là où l’incohésion fait rage. Le style d’Émile Lato s’alimente de frissons voire de sueurs froides, provoque des tremblements nerveux jusqu’au bout des ongles au moment de tourner la page. Certains chapitres de ce roman n’auraient pas laissé indifférent Howard Philip Lovecraft, ainsi recommandé aux âmes sensibles et désireuses de déambuler dans ce vaste labyrinthe synthétique aux vitres teintées d’apparitions anaérobiques.

*

Auteur de nombreux essais de science-fiction sur la téléportation, Clémentine Clémentz embarque le lecteur de ses dernières nouvelles pour un voyage multi-directionnel. Un voyage à travers la galaxie, à travers le mouvement spatio-temporel qui donne au sujet une sensation de vitesse constante, d’une apesanteur littéraire non sans humour. L’auteur galope à volonté entre la réalité et un monde virtuel doté d’incroyables possibilités technologiques intersidérales. Paradoxe de l’acuité progressiste, les repas ingérés par les acteurs de l’ouvrage restent essentiellement rudimentaires, les pilules nutritives sont passées de mode. On vous donne quelques recettes de bases dont celle du pain azyme, composé de farine, d’eau et d’une pincée de sel, pour vous préparer à ce bref parcours semé de rebondissements inattendus.

*

Au départ un changement de vie est énoncé. Ce court récit/roman se divise en deux volets. Dans le premier, Jérôme, narrateur du livre, déménage au cœur d’une métropole, ce qui provoque un grand bouleversement, lui qui vivait jusqu’alors dans une chambre de bonne à la périphérie de cette grande ville jamais citée. Une fois installé, il se poste derrière les fenêtres de son nouvel habitat et observe attentivement le mouvement extérieur des passants. Il décide d’exploiter ce nouveau passe-temps par des descriptions minutieuses et littérales de leurs expressions et attitudes. Il se prend facilement à ce jeu littéraire jusqu’à imaginer des caractères anonymes. La fatalité veut qu’il tombe éperdument amoureux d’une femme bien plus âgée que lui sans même la rencontrer. Le second volet touche le mouvement et le désir ponctué de discrétion violente. Jérôme entame l’écriture du scénario d’un film. Une fiction se trame derrière sa timidité puérile, et il se consacre corps et âme à faire revivre l’instant où cette femme est apparue à ses yeux. Finalement, entêté dans ses fantasmes en quête d’abstraction, Jérôme s’efface de cet itinéraire de créateur et confie son ébauche de scénario à un ami réalisateur…

*

Le sujet est simple, le résultat limpide. Le récit éparpille le rôle du temps, page après page, jeu sur et avec l’astuce de la lecture. Son argument n’est autre qu’un mur invisible où seraient inscrites de délicates ponctuations venues d’un esprit clair. Content de lui-même, il délivre un message dans l’espace considéré comme néant – ou alors vierge – d’où surgissent de courtes histoires, de petites séquences arrêtées à leur suffisance formelle. La langue évolue dans la continuité d’un univers singulier, prend en compte les écarts du pas tout à fait mis en regard avec les intrigues accessibles par de multiples clonages sans cesse mis en exergue. Natacha Polder emprisonne l’âme vagabonde. À la limite du cri sans son que l’on perçoit dans les rêves agités, ce silence laisse transparaître une avalanche de diversions désuètes. Quant au service minimum, en deuxième partie de livre, elle se demande ce que lui réserve l’avenir en éliminant l’ostentatoire.

*

Près de deux décennies après la mort de sa femme un homme abandonne son quotidien, sa vie de rentier pour s’engager dans la marine nationale. N’ayant pas le physique suffisant et présentant une différence d’âge notoire, il doit affronter les pires humiliations auprès de ses camarades de classe. Passages à tabac et abus sexuels sont liés à son effondrement mental. Le capitaine du navire le transporte à l’infirmerie. Là, il plonge dans un sommeil profond. À son réveil, un commis cuisinier se tient à son chevet et lui conseille de débarquer incognito au prochain port. En l’occurrence, Malaga. L’homme s’en remet à sa volonté mais une forte amnésie prend le dessus. Sa mémoire récente s’émiette sous l’effet du choc. Remis sur pied, il profitera d’une permission pour déserter l’équipage. La valisette qui l’accompagne ne contient que le strict minimum. Après plusieurs jours de déambulation dans la ville portuaire, il rencontrera l’âme sœur qui lui rappelle étrangement, par sa morphologie (les descriptions sont extrêmement précises) son ex-femme à l’époque de leur première rencontre. Un véritable conte de fée prend forme au fil du courant. Le capitaine du navire le fera porter disparu auprès des autorités territoriales.

*

Dans un livre érudit et vif, J.-P. Nadrouge tente de démontrer que pour être pérenne l’interactivité doit être expansive. On considèrera avec circonspection l’auto-représentation technologique constante relayée par une modernité captive, vif essor cependant indécis et mobile. Préoccupé de décrypter une légitime différence des genres d’une production discursive en son terrain de prédilection : l’image de synthèse en trois dimensions sur CD-Rom. Les jeux de combats à sensations sont restitués par le biais littéraire sans aucune illustration. Les créatures abstraites et simplifiées combattent des moulins à vent aux allures d’animaux sophistiqués. Par opposition, le mouvement éclaté s’associe à une communication téléchargée, l’habillage d’ensemble se référant à une simulation amplifiée de l’intelligence artificielle.







Fontaines et cascades - Roxanna Ha

[un écho ici...]